SB et son collègue de travail. Part 1

Voilà, ce qui arrive lorsque j’ai la mauvaise idée d’être momentanément heureuse . Mes proches s’inquiètent pour l’avenir de Rater sa vie amoureuse pour les Nuls.

Résultat ? Je viens de recevoir ce message et le texte qui suit d’une amie. « Mode humour ON : comme je sens que ton blog va tomber en déshérence vu les cieux favorables de tes amours, je pense que je vais l’alimenter. Je t’envoie ce que j’ai écrit, si ça te dit… »

C’est partie pour un blog participatif ! Bonne lecture.

Chouchou est un collègue de travail. Oui, je sais, je vous vois déjà faire vos gros yeux où clignotent en néon rouge les mots « NO ZOB IN JOB ! ». Mais l’avantage de l’Education Nationale est qu’on peut y croiser un certain nombre de gens en contrat court qui ne reviendront jamais bosser au même endroit que vous – ce qui était le cas de Chouchou et le mien.

A la soirée de fin d’année, j’ai donc fini par sauter sauvagement (sur) Chouchou. Avouons-le de suite : ce n’est pas seulement parce que Chouchou a mis fin à deux ans d’abstinence forcée post-divorce qu’on peut lui décerner la médaille de coup d’anthologie. Objectivement, Chouchou est un amant extraordinaire – un mec qui vous fait jouir 5 fois en une heure (enfin, approximativement, on me pardonnera d’avoir un peu perdu la notion du temps le jour où c’est arrivé) mérite qu’on lui reconnaisse cet atout. Comme toute médaille a son revers, Chouchou refuse de s’attacher. C’est donc sans grand espoir que le lendemain, les yeux bordés de reconnaissance, je lui dis que j’aimerais bien le revoir. Surprise, une poignée de jours plus tard, Chouchou m’envoie un SMS laconique pour convenir d’un rendez-vous au mois d’août – calendriers respectifs de garde des enfants obligent. S’ensuivront des échanges de SMS pas désagréables, assez enjoués même, avouons-le, et trois journées ou nuits à ranger parmi les plus agréables de ma vie sexuelle. Comme Chouchou n’est pas chien (répétez cette phrase trois fois pour voir…) il me donne même un coup de main pour déménager – c’est un été riche en bouleversements, il est vrai.

Mais au matin de notre quatrième rendez-vous, je sens bien Chouchou plus tiède pour me revoir. Si j’y tiens, ce sera à moi de le recontacter. Sentant la fin inéluctable de ces amours estivales, je m’abstiens, passe l’après-midi sous ma couette avec Colin Firth et Hugh Grant (et peut-être aussi une petite chose vibrante en silicone), et commence à regarder vers l’horizon – en l’occurrence, Tinder, évidemment. Le boulot et les enfants n’aidant pas, rien ne se passe pour moi mais j’ai la tête à autre chose. Chouchou me manque bien un peu mais je commence à l’oublier.

C’est alors que, trois semaines après m’avoir laissée là, Chouchou renvoie un SMS. Pour me voir – et pas pour me demander ma recette du curry de crevettes au gingembre, que je lui aurais donnée le cas échéant. Rendez-vous le samedi suivant…


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